Produire du raisin en bio va souvent de pair avec des baisses de rendements qui n’interviennent pas forcément les premières années. Lorsque l’appellation est très prisée, le prix compense cette chute. Sinon, rentabilité et durabilité sont compromises. La maîtrise des rendements est une question de survie.
“Les producteurs ont besoin de sécuriser leurs rendements, il en va de la viabilité de leur système”, résume Célia Bordeaux, de la Chambre régionale d’agriculture des Paysde- la-Loire organisatrice de la conférence du Sival sur ce thème, en lien avec Monique Jonis de l’Itab et Nicolas Rubin de l’ATV 49 (association technique viticole). D’ailleurs, ce sujet sensible fait aussi l’objet d’un programme d’expérimentation, sous l’égide de la Coordination agrobiologique des Pays-de-la-Loire, mené sur plusieurs années pour plus de recul. “Il n’est pas évident de connaître exactement les baisses de rendements en vigne bio, les configurations étant très variées, précise Nicolas Rubin. D’autant plus que les bio sont encore plus sensibles aux aléas climatiques.” On parle au minimum de 20 % en moins, parfois davantage.
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