Solarisation : chaud devant !

Le 09/09/2011 à 15:07 par La Rédaction

Un mois et demi de soleil sur un plastique transparent posé au sol… et la température peut monter jusqu’à 40 °C à 25 cm de profondeur : de quoi lutter efficacement contre certains pathogènes du sol et certaines adventices. À condition de pouvoir libérer des parcelles en été et d’être rigoureux dans la mise en oeuvre de la solarisation.

La pratique de la solarisation en plein champ est possible, mais il ne doit pas y avoir trop de vent, car la bâche doit toujours bien être en contact avec le sol, et le temps de pose du film doit être allongé : 60 jours minimum.

Installé à Eyragues, dans les Bouches-du-Rhône, sur 1 ha de serres, Yves Tachoire pratique la solarisation depuis de nombreuses années. Ancien conseiller agricole, il a participé à la diffusion de la technique. “La pratique de la solarisation ne s’est développée que très lentement chez les producteurs”, reconnaît- il. Certainement parce qu’elle s’accompagne de contraintes fortes et qu’il est indispensable de suivre la méthode de manière rigoureuse. Pourtant, elle est d’une efficacité incontestable pour lutter contre certains pathogènes du sol et un grand nombre d’adventices. Chez Yves Tachoire, la technique est utilisée avec succès contre le Corky root (maladie des racines liégeuses) sur tomate, en préventif. Sur mâche, le producteur obtient de bons résultats pour lutter contre le Phoma, même si la disparition complète de cette maladie reste très longue. “La technique est très effi - cace contre le Sclerotinia sur salade, ajoute Catherine Mazollier, responsable de l’équipe maraîchage du Grab...

Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil n°77, juillet/aout 2011