Production phare du Finistère, l’échalote occupe dans les exploitations bio de cette zone une place privilégiée. Jamais à l’abri de sa bête noire, le mildiou, l’ échalote bretonne tire cependant son épingle du jeu grâce à la mise en commun des moyens de lutte et d’un savoir-faire ancien.
Sur les 45 000 tonnes d’échalotes produites chaque année en France, environ 700 le sont en bio, soit 1,5 % du total (1). Les trois-quarts proviennent de Bretagne car l’ échalote s’inscrit de longue date dans la rotation classique chou-artichaut. Mais les surfaces réduites qui lui sont consacrées – guère plus que quelques hectares par exploitation – témoignent d’une certaine retenue. Comme le résume Solenn Pérennec, conseillère bio à la Chambre d’agriculture du Finistère, à Saint-Pol de Léon, “la culture est à risque avec des années zéro et des années pactole”. En 2007, Bernard Le Saint, qui cultive chaque année 7 hectares d’échalote bio à Plouzévédé, n’en a récolté que 7 t/ha quand le rendement habituel tourne autour de 15 à 20 tonnes, soit un peu moins qu’en conventionnel (25 tonnes environ).
Gaëlle Poyade
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