Bio européenne : la dynamique se poursuit

Le 29/03/2012 à 15:59 par La Rédaction

Malgré la crise, l’essor de la bio dans l’Union européenne se poursuit, mais à un rythme forcément ralenti. Véhiculant des valeurs sûres, en termes de santé, d’environnement, d’équité sociale et de goût, la bio continue à se démarquer et à susciter des conversions dans la majorité des 27 pays.

En dépit des épreuves successives rencontrées par la filière en 2011 (graines germées de fenugrec égyptien contaminées à l’Escherichia Coli cet été, faux bio italien qui a fait des vagues notamment en Allemagne, Autriche et Suisse fin 2011, difficultés financières des États membres), la bio maintient son cap.

Même moins nombreuses, les conversions se poursuivent. C’est tout du moins le constat réalisé dans les différents pays alors que les chiffres officiels pour 2011 ne sont pas encore finalisés.

Si l’an dernier en France, la progression s’est maintenue au premier semestre, sur les traces de 2010 (+ 25 % en nombre d’exploitations et en surface), dans les autres pays, les situations étaient disparates. Les surfaces italiennes par exemple n’ont progressé de 0,6 % pour atteindre 1, 114 million d’hectares (contre 845 440 ha en France) et 43 230 exploitations (contre 22 995 producteurs français fin 2011). La France semble être en train de rattraper ses voisins européens en terme d’hectares, mais reste retardataire en part bio dans sa surface agricole, atteignant 3 %, alors que l’Autriche dépasse 19 %,la Suède14 %, l’Estonie 13 %, l’Italie 8 %, l’Espagne et le Danemark 6,5 %, l’Allemagne presque 6 %…

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