Des essais menés par Arvalis-Institut du Végétal depuis 2007 relativisent l’intérêt de faire suivre la luzerne par une culture d’hiver.
“Contrairement à la pratique courante, le blé d’hiver n’est pas la culture la mieux adaptée après une luzerne du point de vue de la nutrition azotée, explique Jean-Pierre Cohan d’Arvalis-Institut du Végétal. En effet, si cette dernière est un excellent précédent à blé du point de vue de la fourniture d’azote, bien supérieur à la féverole par exemple, sa cinétique de minéralisation de l’azote ne correspond pas bien aux besoins du blé.”
Explications : pendant 5 à 6 mois après sa destruction, la luzerne libère d’importantes quantités d’azote minéral, environ 70 % du total (1), qui ne peuvent être absorbées pleinement par le blé dont les besoins sont faibles jusqu’en mars. L’azote non absorbé va alors être soit lessivé, soit intégré dans la matière organique du sol et disponible seulement les années suivantes mais au détriment de l’effet azote à court terme. (...)
Retrouvez l’intégralité de cet article en lisant Biofil n° 87.