Si les oiseaux bénéficient d’un fort capital sympathie auprès des citadins, tel n’est pas le cas en milieu rural où certaines espèces provoquent de grosses pertes. Souvent démunis, les producteurs ne peuvent limiter les attaques qu’en combinant plusieurs méthodes de lutte.
Des dommages croissants d’oiseaux sont signalés ces dernières années dans de nombreuses régions, notamment sur maïs, tournesol et pois mais aussi sur céréales, colza ainsi que sur les vergers. Parmi les espèces générant le plus de problèmes, on retrouve les corvidés (corneilles noires, corbeaux freux, choucas des tours) ainsi que les pigeons ramiers, les pies bavardes, les étourneaux, voire les merles.
Si ces attaques concernent aussi le conventionnel, force est de constater que l’agriculture bio est davantage touchée en raison de l’impossibilité d’utiliser des corvifuges chimiques, mais aussi à cause de semis souvent plus tardifs, favorables à l’alimentation des oiseaux sur une plus longue période. D’aucuns n’hésitent d’ailleurs pas à parler d’“hécatombe” tant les conséquences de ces attaques sont particulièrement pénalisantes en AB en raison du coût élevé des semences lorsqu’un re-semis est nécessaire
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