La bio résiste mieux à la crise

Le 17/09/2013 à 7:46 par La rédaction

En comparant les résultats économiques des grandes cultures bio et conventionnelles, le réseau Cerfrance de Midi-Pyrénées (conseil et expertise comptable) met en évidence des EBE (excédents bruts d’exploitation) quasi similaires entre les deux systèmes.

 L’étude, effectuée sur des échantillons constants et représentatifs (+ de 20 exploitations) montre qu’en grandes cultures, la bio résiste mieux à la crise : grâce à des charges proportionnelles plus réduites (en intrants, notamment engrais), le groupe des agriculteurs bio étudié en Midi-Pyrénées dégage au final un EBE comparable au groupe de conventionnels. “Même si les profils des exploitations bio et non bio ne sont pas tout à fait identiques, les grandes tendances depuis 2008 le confirment”, résume Michel Lagahe du Cerfrance Gascogne Adour, lors des rencontres professionnelles de l’Agence Bio à Toulouse, le 11 juin.

Pourtant, les systèmes sont différents : en bio, dans la sole totale, la part des protéagineux et des surfaces fourragères est forcément plus importante (1/4 environ) qu’en conventionnel (moins de 8 %). “Les bio gèrent une rotation beaucoup plus longue avec certaines cultures moins rémunératrices, notamment des surfaces fourragères sur 3 ans comme la luzerne. De plus, ils ont recours à davantage de main-d’œuvre. Cela pourrait être un handicap, mais ce n’est pas le cas”, estime le responsable conseil. Leur atout pour résister à la crise ? “Leurs résultats sont plus lissés, moins sujets à la volatilité des prix.”

(...) Retrouvez la suite de cet article dans Biofil n° 89.