Nutrition animale bio : Aurouze ouvre ses portes

Le 18/10/2024 à 13:25 par La rédaction

Aurouze, fabricant d’aliments bio pour animaux depuis 30 ans, vient de moderniser et rationnaliser son nouvel outil de production situé à Bram dans l’Aude, après avoir déménagé du Cantal, bastion historique de l’entreprise familiale, et de son site du Gard en 2022.

Lors de ses portes ouvertes, le 17 octobre, une centaine de visiteurs ont découvert les process de l’usine de nutrition animale adaptée, d’une capacité de 40 000 à 60 000 tonnes, implantée au cœur des bassins de productions céréalières et oléagineuses du Sud-Ouest. « Aujourd’hui, nous fabriquons environ 30 000 tonnes, avec une baisse liée au recul de la demande, explique Thierry Aurouze, son dirigeant depuis 1988. Les éleveurs, notamment les producteurs de lait, ont réduit leurs volumes d’achats en compléments azotés, pour limiter leurs coûts de production trop élevés, subissant des prix pas suffisamment rémunérateurs. Mais sans pour cela stopper leur activité. » 60 % de la production d’aliments bio de l’usine est destinée aux ruminants, notamment aux brebis.

L’équipe de chez Aurouze, au service des filières bio.

Se renforcer face aux aléas du marché

Depuis qu’Aurouze a rejoint le groupe Avril et sa marque Sanders en 2013, l’entreprise a bénéficié de synergies et d’investissements importants, pour développer et automatiser son outil industriel, et renforcer sa solidité face aux aléas du marché. « Grâce à Avril, nous avons pu sécuriser nos sources d’approvisionnement en protéines biologiques, notamment avec la création des unités de trituration Sojalim dans les Hautes-Pyrénées en 2017 et Oléosyn Bio dans les Deux-Sèvres en 2020 », souligne le communiqué de presse. Sur ces sites, environ 40 000 tonnes de graines oléagineuses sont triturées. En formulation, les matières premières en céréales et oléoprotéagineux issues de filières durables, locales, tracées sont privilégiées. « La contractualisation est un garde-fou sur le marché, garantissant une certaine stabilité », précise Thierry Aurouze. La politique d’achat de l’entreprise favorise les approvisionnements en France et dans les pays limitrophes, garantissant ainsi la traçabilité et la sécurité des produits. L’an dernier, l’ensemble des matières premières étaient d’origine française ou européenne. Au total, le chiffre d’affaires d’Aurouze atteint 49,9 millions d’euros en 2023, en recul de 5 % par rapport à 2022, année de forte croissance.

 

Un outil structurant

Les investissements réalisés en 2022-2023 – d’un montant de 2,1 millions d’euros pour le site de Bram, avec notamment un soutien du fonds Avenir Bio de l’Agence Bio de 688 000 € – s’appuie sur une organisation en filières, avec des partenaires coopératifs ou privés . « Aurouze est un acteur structurant pour la filière biologique française », rappelle l’équipe dirigeante. Sa démarche vise à répondre aux exigences en matière d’hygiène, de sécurité alimentaire, de traçabilité, d’environnement et de sécurité des travailleurs, tout en réduisant l’empreinte carbone des aliments bio fabriqués. Adhérente à Oqualim, Aurouze a obtenu plusieurs certifications et labels de qualité, tels que la norme RCNA, et le label BIO ED des entreprises engagées sur la démarche RSE favorisant le développement durable, avec entre 2021 et 2023, une réduction de près 8 % des émissions de GES liés au transport. Avec plus de 1 000 clients, en majorité polyculteurs-éleveurs bio répartis sur tout le grand sud de la France, Aurouze s’appuie sur un réseau solide de partenaires et de distributeurs.

 

Christine Rivry-Fournier