Construire la santé des animaux en mettant l’accent sur la prévention et surtout en développant une approche globale ne peut se faire que si l’on admet le lien évident entre santé et milieu. La vétérinaire Marie-Christine Favé indique comment tisser concrètement ce lien dans les élevages.
Dans le langage courant, la santé désigne l’état de celui qui se porte bien, dont l’organisme est en équilibre. Chez l’animal domestique, selon TOMA, elle se traduit par “un état de bien-être et d’équilibre entre un organisme et son milieu, lui permettant d’optimiser son potentiel génétique dans des conditions économiquement rentables et dénuées de tout danger ou inconvénients pour l’utilisateur et le consommateur”. Par conséquent, un animal élevé dans un milieu donné va établir des relations avec cet environnement. Et, selon les relations établies, s’il s’adapte à son milieu, il sera en bonne santé ; dans le cas contraire, il exprimera une maladie. La maladie résulte en effet de l’impossibilité de l’animal à s’adapter à son milieu – on parle de mésadaptation – ou d’une tentative de l’organisme de s’adapter à son milieu pour survivre. Prenons l’exemple d’un animal qui, dans son milieu de vie, reçoit une multitude d’informations de toutes natures, certaines positives : la vue d’un aliment, d’un pissenlit, l’approche d’un congénère, le rayon de soleil, une caresse ou les encouragements de l’éleveur, d’autres négatives : une piqûre d’insecte, un courant d’air, la séparation de son petit pour une mère. Lorsqu’il les reçoit, l’animal les intègre et y répond par différents modes. Soit il s’adapte à son milieu, affichant une bonne santé, soit il n’y parvient pas ou cherche coûte que coûte à s’adapter et tombe malade.
Un équilibre en constante évolution
L’équilibre évolue en permanence. En effet, le climat, la météorologie, les aliments, un nouvel individu dans le troupeau, la visite d’un étranger, une odeur sont autant d’éléments qui modifient l’environnement et donc les conditions d’équilibre...
Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil n°73, Novembre/décembre 2010.