L’association pour le séchage en grange des fourrages réunit à ce jour 167 adhérents pour 163 séchoirs dans le Grand Ouest (Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire). 70 % des éleveurs sont en bio. En septembre 2013, une délégation a visité Heutrocknung en Autriche.
« Tout est parti d’une porte ouverte à l’été 2013 au Gaec Meilink en Normandie, explique Lucie Quilleré, animatrice à Segrafo Ouest (1). Jan Meilink est le premier en France à avoir utilisé ce déshumidificateur pour faire du multi-séchage. Nous y avons rencontré le concepteur, Josef Reindl, puis la visite en Autriche s’est organisée. » Sur place, le groupe a vu un foin de très bonne qualité, bien vert, craquant et qui sent très bon. « C’est un système de pointe. Les Autrichiens ont aussi des débouchés que nous n’avons pas. Il existe là-bas un label reconnu « Arge Heumilch », « Lait-eau-foin », pour produire du lait sans ensilage. »
Pour autant, Segrafo ne veut s’impliquer dans aucun système. « Nous ne vendons rien, affirme Lucie Quilleré. On ne pousse pas vers tel ou tel système. Notre ligne est de recenser des témoignages et des retours d’expériences pour promouvoir et faire avancer le séchage en grange. Nos adhérents ont des contextes et des systèmes variés. Certains sont prêts à faire auditer leur séchoir pour les améliorer, d’autres sont très satisfaits, certains moins touchés par des problèmes climatiques. ». L’association organise des formations et des visites de séchoirs lors de ses « jeudis du foin ». Elle tient également un registre des aides possibles. « 2014 est une année charnière, pour l’instant les aides sont les mêmes qu’en 2013 jusqu’à l’été, ensuite on devrait en savoir plus à partir de l’automne prochain », précise l’animatrice.
Frédéric Ripoche