Fournir aux éleveurs des références techniques et économiques en conduite de prairies est un des objectifs de recherche de la ferme des Bordes, à Jeu-les-Bois dans l’Indre. Le point avec Rémi Brochier, ingénieur régional fourrages chez Arvalis-Institut du Végétal et Thierry Foussier, technicien fourrages.
Biofil : Quels sont les critères de choix des mélanges prairiaux ?
Rémi Brochier et Thierry Foussier : Il faut tout d’abord tenir compte du type de sol lors de l’élaboration des mélanges prairiaux car toutes les espèces ne sont pas adaptées. Nous suivons les préconisations de l’Association française pour la production fourragère mais aussi notre propre expérience, en fonction des réponses observées sur le terrain. Avant toute chose, il convient d’identifier les “bonnes espèces” qui poussent naturellement dans chaque milieu car elles vont constituer la base du mélange.
Comment composer les mélanges en fonction du mode d’exploitation ?
Pour le pâturage, il est intéressant d’associer RGA diploïde et tétraploïde (6 et 8 kg/ha), fétuque élevée (3 kg/ha), trèfle blanc (3 kg/ha), lotier corniculé (3 kg/ha) et éventuellement dactyle en sols séchants ou fétuque des prés en sols humides (3 kg/ha). Si l’objectif prioritaire est la fauche, le mélange multi-espèces de référence pour des prairies de 3 à 4 ans est “T10” (voir tableau en encadré). Pour une pérennité de 2 à 3 ans, l’association RGH diploïde et trèfle violet diploïde “51 %” convient bien en utilisation mixte (voir tableau en encadré).
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Propos recueillis par Jean-Martial Poupeau
Lire l'intégralité de l’interview dans le Biofil n°107 - sept-oct. 2016