Petits ruminants: pâturer des plantes bioactives, c’est Fastoche !

Le 27/08/2021 à 10:27 par La rédaction

Les plantes à tanins, ou plus largement les plantes dites bioactives, seraient une des solutions pour gérer les strongles gastro-intestinaux des petits ruminants. Elles sont aujourd’hui étudiées sous l’angle du pâturage à travers le Casdar Fastoche 2019-2022.
 
Coordonné par l’Institut de l’élevage, le but du Casdar Fastoche est de tester et développer le pâturage des plantes bioactives, construire des solutions innovantes avec des groupes d’éleveurs et de techniciens, intégrer les itinéraires testés et les évaluer à l’échelle des élevages, et mettre au point des pratiques de pâturage . Une douzaine de partenaires sont associés : lycées agricoles, Inrae, École nationale vétérinaire de Toulouse, chambres d’agriculture, Ciirpo, l’expérimentation caprine (Cap’Pradel, RedCap), Anses, groupes d’éleveurs, semenciers, régions Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire… Les enjeux : favoriser des pratiques durables en matière de gestion du parasitisme, en limitant le recours aux antiparasitaires, d’autant qu’il y a des résistances.
Qu’est-ce que des plantes bioactives ?
Ce sont des plantes riches en métabolites secondaires bioactifs, des composés organiques servant à se défendre des agresseurs. Ils sont dits secondaires, car ils n’interviennent pas directement dans la croissance des plantes. Bioactif indique qu’ils influent sur la santé des animaux.
Des éleveurs témoignent
Fastoche mène 21 enquêtes auprès d’éleveurs utilisant déjà des plantes bioactives. Ceux-ci relèvent une appétence des plantes en feuilles, des bénéfices sur l’état corporel des animaux et l’intérêt d’avoir des fourrages verts en été, qui de plus, ne sont pas météorisants. En revanche, hormis un cas, les éleveurs ne constatent pas de baisse du parasitisme. Leurs pratiques sont peut-être à adapter. D’où l’intérêt du projet Fastoche. Tous sont intéressés par les résultats de l’étude en cours.
 
Biofil a voulu en savoir plus : lire l’interview de Denis Gautier, coordinateur de cette étude, dans le Biofil 136.
Et sur idele.fr