Médicaments chimiques de synthèse: s’en passer est possible !

Le 09/03/2012 à 14:07 par La Rédaction

Lors de leur conversion à la bio, les éleveurs s’interrogent souvent sur l’usage des médicaments chimiques de synthèse, doutant de la possibilité de conduire un troupeau sans médicalisation systématique. Pourtant, nombreux sont ceux qui les évitent grâce à une approche basée sur l'équilibre.

Moins de traitements : des animaux plus proches des hommes. Ici, des génisses élevées sans vermifuges chimiques de synthèse.

“Comment soigner les mammites ?, “comment tarir les femelles ?” et “comment éloigner les mouches en été sans insecticide pouron ?”, entend-on dans les formations ou dans les fermes. Ou encore : “les diarrhées des jeunes, comment les prévenir et les soigner sans médicaments chimiques de synthèse ?” Ces questions sont fréquentes avant ou en début de conversion à l’agriculture bio et sont légitimes au vu des pratiques et conseils les plus répandus. Techniciens, commerciaux y sont également confrontés, et peinent à concevoir la conduite d’un troupeau sans médicaments de synthèse. Cependant, des éleveurs ont osé et osent encore, et la médecine et la science leur donnent maintenant raison. Si, il y a vingt ans, voire bien avant, les éleveurs engagés dans cet autre mode d’élevage, ainsi que les accompagnements, étaient rares, aujourd’hui, ils sont nombreux, et le soutien technique plus fréquent.

Les interdits de la réglementation bio

Le fondement de l’agriculture bio est d’aller dans le sens de la logique de la vie : d’où la suppression de tous les produits chimiques de synthèse, du sol à l’assiette du consommateur. Ainsi, pour les soins aux animaux, le cahier des charges interdit l’utilisation de médicaments vétérinaires chimiques de synthèse à des fins préventives. Les médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse sont également interdits comme stimulateurs de croissance ou de production des animaux. Les hormones de synthèse pour la maîtrise de la reproduction (induction des chaleurs, synchronisation des chaleurs par exemple) le sont également, ainsi que les transplantations embryonnaires et certaines autres manipulations génétiques...

Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil 80, Mars/avril 2012