Désormais courante en santé humaine, l’homéopathie est aussi de plus en plus répandue pour soigner son élevage. Si le principe “À chaque malade son remède” reste fondamental, il existe en parallèle des complexes homéopathiques répondant aux maux les plus fréquents. Mais, tout d’abord, comment agit l’homéopathie ?
Steiner avec la médecine anthroposophique, Hahnemann avec l’homéopathie, Bach avec ses fameuses fleurs, les sages orientaux avec les médecines orientales : les fondateurs des médecines alternatives ont une approche globale de la maladie et du malade. Cerise et Pâquerette souffrent de mammite colibacillaire. Alors que Cerise garde de l’appétit mais refuse le contact sur la mamelle, Pâquerette boude l’herbe comme le foin et cherche le contact. Ce n’est pas la mammite colibacillaire qui est soignée, c’est comment chaque vache exprime sa mammite colibacillaire. Un remède est alors choisi pour Pâquerette et un autre pour Cerise. Le remède qui correspond à un malade à ce moment donné est appelé en homéopathie similimum, le semblable. Lorsqu’il est reçu, la vache guérit de sa mammite colibacillaire et rétablit aussi d’autres déséquilibres qui étaient sous-jacents et parfois invisibles à l’homme. La démarche thérapeutique consiste donc à trouver le bon remède, le similimum. Dans cet exemple, le remède de Pâquerette qui s’exprime, à ce moment donné, par sa mammite colibacillaire.