L'arbre et l'animal : Une entraide naturelle

Le 13/05/2011 à 22:30 par La Rédaction
L'automne puis l'hiver, les escargots, les scarabées, les cloportes se font un abri sous les feuilles mortes du chêne où ils trouvent de la nourriture.

Connaître le fonctionnement de l’arbre tout autant que celui de l’animal et saisir les relations qui s’établissent entre eux permet à l’homme de créer ou recréer des milieux vivants et dynamiques.

Les animaux d’un biotope, qui “connaissent” les plantes locales, ont des préférences et habitudes de vie. Les essences de plantes indigènes, évoluant au sein d’un paysage avec l’ensemble des êtres vivants de ce milieu depuis des millénaires, sont plus attractives et favorisent l’installation de nombreuses espèces animales locales. Le prunellier peut ainsi accueillir et nourrir plus de 60 espèces de papillons. Depuis les temps qu’ils évoluent ensemble, plantes et animaux communiquent par leur langage de couleurs, de senteurs, de saveurs assurant ainsi un équilibre et une durabilité dans le temps et dans l’espace.

 À chaque plante sa place

Chaque espèce a ses spécificités. Le frêne, comme l’indique son nom d’origine grecque (phraxis signifie “haie”), trouve sa place dans la haie. Le charme forme les charmilles et charmaies. Le chêne, en arbre Seigneur de la forêt, ouvre le ballet de la croissance des plantules vers la lumière, et, en pionnier, trace le chemin vers les hauteurs. Le merisier (Prunus avium), appelé aussi cerisier des oiseaux, accueille les volatils, et recherche, pour croître, la protection des arbres pionniers. Dispersé dans la nature, le merisier s’épanouit dans un microclimat forestier, protégé par les autres arbres pionniers. Regroupés, les cerisiers sauvages sont très appétants pour les chevreuils et plus sensibles aux chancres bactériens, ou à la cylindrosporiose, ou à certaines attaques d’insectes.

Choisir des essences rustiques.

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