La reproduction est le premier indicateur de l’état de santé de l’animal. Ainsi, des troubles de la fertilité révèlent un déséquilibre de ses conditions de vie, qu’il s’agisse d’alimentation, de conditions d’élevage, de vie du troupeau … À l’éleveur de les analyser pour réussir au mieux cette étape cruciale.
Si respirer, boire, manger sont des fonctions vitales pour chaque animal, se reproduire est une fonction de luxe dite aussi secondaire. Lorsque les conditions de vie ne sont pas satisfaisantes, les adultes ne se reproduisent plus. Pour preuve, les animaux de zoo dont la majorité ne se reproduit pas en captivité.
Retrouver le contexte naturel
Chez les animaux vertébrés, la reproduction est un enchaînement de processus neurobiologiques : hormones, et autres médiateurs chimiques, messages nerveux, actions motrices sont impliquées. Les sens sont les premiers sollicités : la vue et le contact du partenaire, le cri pour certains mammifères, l’odeur des phéromones et autres sécrétions sont des signaux déclencheurs. Les jours qui rallongent au printemps pour les oiseaux ; les jours qui raccourcissent pour les moutons, chèvres ou cerfs, provoquent aussi la procréation. De même, le cycle lunaire influence les cycles de la reproduction, en particulier chez les femelles. Plus l’organisation de l’élevage respecte ces cycles naturels, mieux se déroule la reproduction. Lorsque celle-ci est menée “à contre-saison” ou “contre nature”, elle devient plus aléatoire et nécessite des artifi ces comme le recours aux hormones ou des inséminations répétées...
Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil n°74