L’ aromathérapie est l’utilisation thérapeutique des huiles essentielles. “C’est une forme remarquablement active de la phytothérapie”, exprime Philippe Labre, docteur vétérinaire et un des spécialistes français. Cette méthode alternative, privilégiée en élevages bio aux côtés de l’homéopathie, ne peut s’improviser, et nécessite de nombreuses précautions.
Les huiles essentielles sont extraites des plantes aromatiques, qui produisent des essences. Les thym, lavande, sauge, girofle, menthe, pin, citron… sont les espèces les plus employées. Elles produisent des HE par distillation dans un alambic pour leur quasi-totalité ou par expression à froid pour les essences d’agrumes. “Ces extraits complexes d’origine naturelle possèdent une puissance et une richesse extraordinaires et leur utilisation n’est jamais anodine”, précise le docteur Labre. Les molécules élaborées par le règne végétal ont des analogies biochimiques et structurelles avec les molécules animales, “ce qui donne une activité thérapeutique et une tolérance rarement rencontrés dans les produits de synthèse de l’industrie pharmaceutique”, note-t-il. Autre propriété mise en évidence par le vétérinaire : “les huiles essentielles possèdent une puissance énergétique et une action subtile sur le psychisme et les émotions dont les molécules industrielles sont dépourvues”. Toutes ces qualités leur confèrent une activité thérapeutique, avec des mécanismes d’actions qui interviennent à plusieurs niveaux. En médecine vétérinaire, pour les mono-gastriques comme pour les ruminants, elles peuvent apporter des solutions efficaces, à condition de savoir les utiliser. Et cela n’est pas si évident...