L’apparition des chaleurs estivales s’accompagne d’un cortège de mouches. Indésirables chez les particuliers, ces insectes le sont aussi grandement chez les éleveurs qui craignent la propagation de maladies.
Les mammites sont l’une des affections les plus courantes attribuées à la présence de mouches, qui sont aussi l’un des vecteurs du syndrome respiratoire du porc. “Un bœuf peut avoir jusqu’à 200 mouches sur lui, estime Stéphane Le Cun, fondateur de Muscidia. Cette situation stresse les animaux ; agités, ils mangent moins, ce qui peut nuire au rendement”, suppose-t-il, faute d’étude sur le sujet en France. Les producteurs-fermiers, qui transforment sur place, doivent aussi redoubler de vigilance, afin d’éviter tout pépin sanitaire, par exemple en fromagerie. “Le problème se pose au moment de la traite du soir, très désagréable pour nous et pour les animaux”, témoigne, de son côté, Ange Lejallé, dont l’élevage bovin lait est en conversion à Sulniac, dans le Morbihan. C’est un vrai fléau”.
Des méthodes préventives
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