S’il est un point qui semble rassembler tous les acteurs de la profession, c’est le non-sens de l’autorisation d’une production mixte d’aliments, bio et conventionnels, sur un même site. Le Repab-F l’autorisait uniquement de manière dérogatoire. Le nouveau règlement la rend possible.
L’Inao se veut rassurante : “Le contrôle est basé sur l’analyse de risques ; dans le cas d’atelier mixte , le risque est plus élevé, l’analyse de risques doit être renforcée en conséquence, et la certification le garantit.” L’Ufab est concernée pour son site de Saint-Aaron dédiée à la fabrication d’aliments pour le poisson : “Le processus d’extrusion se rince facilement à l’eau, et en plus l’usine fonctionne déjà sans OGM, ni anticoccidien, avec un site dédié à la manipulation d’antibiotiques”, précise Pascal Le Paih. Pour Arnaud Dumusois, dont le site de Janzé est dédié à la bio, cette mixité est un point négatif : “Une fois de plus, on demande le plus d’efforts aux producteurs, et on autorise les transformateurs à prendre des risques. Avoir des usines dédiées pour garantir l’absence de contamination me paraît plus important qu’une formule 100 % bio : les priorités sont inversées.”
Risques de contaminations croisées
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