En cultures spécialisées, l’usage du compost évolue, et les pratiques varient selon les fermes et les régions. En maraîchage, il vient surtout en complément d’une stratégie de fertilisation basée sur les rotations et les engrais vert.
Le compostage n’est pas si répandu en maraîchage bio. “Il n’est pas toujours simple à mettre en œuvre, reconnaît Julien Jouanneau, conseiller au Gab de Loire-Atlantique. Même dans notre zone où il y a de l’élevage, il n’est pas si facile de s’approvisionner en fumier bio composté ou non. La majorité des maraîchers achètent des amendements commerciaux.”
Dans les régions plus méridionales, la tendance est encore accentuée. Comme le souligne Alain Arufat, technicien bio au Civam des Pyrénées-Orientales, “ceux qui compostent, en maraîchage, sont très rares, inexistants en arbo ; ceux-ci utilisent seulement, au moment de la plantation, des composts de déchets verts ou de marc de raisin en grande quantité”. Les éleveurs conservent leurs matières organiques pour leurs prairies ou leurs cultures, et les distances sont dissuasives. (...)
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