Longtemps marginale, la formation bio prend ses aises et se répand dans l’enseignement agricole. L’influence du Grenelle de l’environnement et du plan Barnier, confortée par la note de service de 2008 de la DGER qui rend obligatoire la bio dans tous les cursus, accélère cette mutation. Les exploitations des lycées se joignent au mouvement.
Signe de cette percée de la bio dans la formation, les exploitations agricoles des lycées se convertissent en masse, partout en France. En 2009, leur surface a doublé pour atteindre 17 000 ha, soit 9 % du total. Un taux bien supérieur à la bio dans la SAU française, qui s’élève à 2,5 %. “Ces fermes conduites en bio constituent des supports pédagogiques effi caces et incontournables, elles peuvent être aussi intégrées dans des programmes de recherche et d’expérimentation, et participer amplement à la diffusion des résultats techniques”, détaille Jean-Marie Morin, responsable du réseau Formabio (lire l’interview p. 30). Certaines restent mixtes, afi n de proposer aux élèves deux systèmes, mais beaucoup – elles sont de plus en plus nombreuses – réalisent des conversions complètes, à l’image de la ferme St-Maurice de la Motte Beuvron, rattachée au lycée de Vendôme dans le Loir-et-Cher.
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