Preuve tangible : les surfaces bio des ateliers pédagogiques sont en augmentation constante et de nouvelles formations émergent chaque année. En voici quelques exemples.
BTS, Bac Pro, BPREA ou licence, la bio est dans tous les cursus et s’impose dans les formations continues pour un public déjà déterminé sur ses choix professionnels. Le Certification de Spécialisation (CS), de niveau III, peut compléter une formation, même un BPREA. Quant aux exploitations des établissements agricoles, la bio y progresse. “Sur 189 exploitations, 91 ont une activité en bio, soit près de 1 sur 2, avec en pointe le maraîchage à hauteur de près de 40 %, alors que cette production avait quasiment disparu des structures”, constate Bertrand Minaud, à Formabio.
Pôle maraîchage en Alsace
À Wintzenheim, les élèves de l’EPLEFPA bénéficient d’un Pôle “maraîchage bio” depuis 2011 sur l’exploitation horticole, profitant à toutes les filières d’enseignement (initiale, apprentissage et continue). “Avec 1,5 ha de surfaces en bio vouées à grandir, nous abordons la palette complète du métier, des semis à la commercialisation”, explique Guillaume Delaunay, son responsable. Une variété d’une cinquantaine de légumes alimente les deux restaurants scolaires de l’établissement, un magasin dans l’école et la vente de paniers. Financé par l’agence de l’eau Rhin-Meuse, le Pôle a plusieurs objectifs : expérimentation, références pour la filière bio et légume régionale (Opaba, chambres, Planète Légume) et diffusion des bonnes pratiques aux jardiniers amateurs. “Nous identifions aussi de nouveaux besoins en formations courtes pour les professionnels, le public handicapé et les demandeurs d’emploi longue durée, ajoute le coordinateur. En Alsace, dopés par la demande, les établissements ont tous un atelier pour représenter l’agriculture bio.”