“Nourrir le sol pour nourrir la plante” : l’adage de base de l’agriculture biologique rime bien sûr avec compostage. L’objectif, énoncé dans la réglementation (CE n°334-2007) est de préserver et accroître la matière organique du sol. Si le compost y contribue, sa fabrication et son utilisation ne coulent pas forcément de source.
Comment améliorer durablement la fertilité ? L’enjeu est d’actualité, et la bio ouvre la voie. La réglementation européenne bio impose des pratiques de travail du sol et culturales qui préservent ou accroissent la vie microbienne, donc la matière organique. L’usage des composts est en première ligne (après les rotations pluriannuelles bien sûr, les engrais verts et les légumineuses, piliers de la bio).
C’est le guide de lecture du règlement CE 889/2008 qui définit les modalités de fabrication du compost : “le processus de compostage est une transformation contrôlée en tas, qui consiste en une décomposition aérobie de matières organiques d’origine végétale et/ou animale […]”
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