Regards croisés de Florence Maupertuis et Laurent Alibert : elle est ingénieure chargée du programme de recherche en production porcine biologique à la chambre régionale d’agriculture des Pays-de-la-Loire (Monalim Bio, “Projet Duroc”…). Lui est spécialisé Faf à l’Ifip et pilote le programme “Porc bio” visant à dynamiser la filière porcine française bio.
Selon vous, quels sont les points à optimiser dans les élevages ?
Florence Maupertuis : Il est important d’améliorer la productivité, soit le nombre de porcs produits par an, le taux de muscles des pièces et l’indice de consommation.
Laurent Alibert : Les pertes de reproduction sont un des points clé. Faut-il écarter des porcelets les premiers jours, améliorer le confort à la maternité, donner une zone de fuite aux porcelets face à des mères agressives ? Nous travaillons sur ces questions actuellement.
Quelles sont les pratiques recommandées pour obtenir de bonnes performances au sevrage ?
F. M. : Pratiquer des adoptions entre 12 et 24 h après la mise bas pour égaliser les tailles de portée.
Distribuer de l’aliment porcelet – éventuellement en mélange avec de l’argile – pendant les 3 semaines précédant le sevrage, ce qui suppose d’aménager un équipement de distribution à l’abri de la pluie et des prédateurs et non accessible à la truie.
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