Problématique en maraîchage sous-abris, la maîtrise des ravageurs des cucurbitacées emprunte une nouvelle voie. Depuis 2013, la station expérimentale de Kerplouz, dans le Morbihan, teste des associations culturales pour lutter contre le puceron noir. Une première !

Sortir de la monoculture sous-abris pour lutter plus efficacement contre les ravageurs : c'est ce que proposent les essais lancés en 2013 par la station expérimentale mixte de Kerplouz, dans le Morbihan. Si les résultats sont encourageants, la mise en œuvre de cette technique innovante soulève encore quelques questions.
Depuis une vingtaine d'années, les travaux sur le contrôle des populations de pucerons sur les brassicacées cultivées en plein champ démontrent, en effet, une intensité plus faible des dégâts dans les cultures associées : perturbations visuelle et olfactive, limitation de l'atterrissage des pucerons sur les plantes et augmentation de l'action précoce des ennemis naturels.
Inspiré par ces résultats, la station de Kerplouz a lancé sa première série d'essais en cultures associées sous-abris. « En agriculture bio, deux ravageurs posent problème, résume Maët Lelan, responsable des expérimentations. Il s’agit du puceron noir Aphis gossypii sur cultures de cucurbitacées (melon, concombre, courgette) et l’acarien Tetranychus urticae sur cultures d’aubergines et de concombres. ».