Sur “le site de la vallée”, dans la commune de Wavrin au sud ouest de Lille, près de 48 ha de terres sont vouées à devenir une zone maraîchère, principalement bio.

À la demande de Lille Métropole, ce sont précisément 47,7 ha de surfaces mises en réserves par la Safer qui vont servir à développer une zone périurbaine maraîchère, horticole et arboricole. Des 25 candidats enregistrés lors de l’appel à projet (dont 24 en bio), 8 porteurs de projets ont été retenus en début d’année. “Un comité technique, comprenant le Gabnor, Lille Métropole, la FRCuma, la chambre d’agriculture et le Pôle Légumes, a analysé les dossiers et la décision a été entérinée par le comité de pilotage du projet, qui comprend un ensemble plus large d’acteurs”, précise Mathilde Roger-Mexme, en charge du projet au Gabnor.
Bio mais pas que…
Si la bio est le mode de production privilégié – et a priori majoritaire parmi les candidats – le choix a été plus large. “Nous avons ouvert le projet aux producteurs conventionnels dans une démarche de progrès, d’où le critère HVE imposé également”, explique Bernard Delaby, vice-président en charge de l’espace rural et du monde agricole à Lille Métropole. La future zone de Wavrin se veut un projet respectueux de l’environnement et gage de développement économique. Le site est tout proche d’une zone de captage d’eau. Il a en outre vocation à devenir une vitrine de la profession. Un espace test devrait être opérationnel d’ici 2015/2016 sur 2 ha, suivi par un établissement d’enseignement. Enfin, l’objectif est d’augmenter les surfaces maraîchères de la métropole afin d’abonder la restauration collective dans ses 85 communes en produits bio et locaux, mais les possibilités sont ouvertes en terme de circuits courts et longs de commercialisation (points de ventes collectifs, Min, etc.).
“Nous voulons co-produire avec les 8 porteurs de projets retenus pour qu’ils s’approprient la zone ; sa mise en œuvre se fait avec eux”, souligne Bernard Delaby. L’idée est d’enraciner le projet dans une démarche collective de mutualisation et d’échanges, d’où notamment la présence de la FRCuma parmi les partenaires. Le site bénéficiera aussi d’une équipe d’animation. En 2014, sont prévus l’aménagement de la zone pour l’accès à l’eau et la construction d’un bâtiment. Les cultures devraient pouvoir démarrer véritablement d’ici 2015, selon l’élu.
Frédéric Ripoche
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