Pilotée par France Agrimer et très instructive, l’enquête sur la répartition variétale et les rendements en céréales et oléoprotéagineux bio a été menée en décembre 2012. 8 250 producteurs ont été contactés pour 22 % de retour. Selon les résultats, les rendements – hétérogènes d’une région à l’autre – sont globalement stables en blé tendre (33 q), et en hausse pour le maïs (65 q), l’orge (32 q) et le triticale (35 q).
Les blés panifiables continuent leur progression avec la qualité boulangère comme principal critère de choix : les cinq premières variétés sont des blés panifiables et de surcroît, spécifiques à la bio. Parmi celles-ci, les 3 leaders sont recommandés par la meunerie française pour la panification et l’amélioration des farines – Renan, Pirénéo, Saturnus – suivies de Attlass et Astardo.
En maïs, les variétés précoces et demi-précoces prennent de l’essor, au détriment des tardives et demi-tardives. La disponibilité des semences détermine en priorité le choix de ces hybrides. Ainsi, Barcarolle CS, variété en tête, gagne du terrain par rapport à 2011, couvrant désormais 9 % de la sole nationale de maïs bio. Elle est suivie par Es Garant et Friedrixx.
Les orges de printemps 2 rangs, toujours dominantes, accusent un léger retrait, avec en tête Prestige puis Himalaya et Sébastian. En triticale, Grandval passe devant Bienvenu suivie de Tremplin.
En oléoprotéagineux, le soja est dominé par des variétés demi-tardives (62 %) et tardives (15 %) dont Isidor et Ecudor.
En tournesol, la précocité est de mise, avec ES Ethic, ES Biba, Alisson et Vellox sur 44 % des surfaces.
En féverole, les variétés d’hiver dominent (Irena et Castel). En pois, ce sont essentiellement des variétés de printemps (Nitouche et Enduro). En mélanges, triticale et pois sont les plus cultivés, surtout par les éleveurs.