Le parcours apporte de la cellulose par les végétaux qui le recouvrent, des protéines très variées (peu abondantes) grâce à la microfaune qu’il abrite, une source de b-carotène dans l’herbe verte et un indispensable accès à la lumière naturelle, et la sortie pendant plusieurs heures de l’ambiance microbienne du bâtiment.
► Un parcours doit être planté de végétaux 2 à 3 ans avant la construction du bâtiment d’élevage plutôt que dans les années qui suivent. Il doit être composé d’espèces de tailles variables pour protéger les volailles contre les prédateurs et leur permettre d’assouvir leur instinct sylvicole :
-arbres de plein vent de type arbres fruitiers (pommiers, pruniers) ;
-arbustes disposés en peigne contre lesquels les oiseaux vont s’abriter pour explorer le parcours et pour s’éloigner du bâtiment d’élevage. Un grillage doit obligatoirement les protéger contre les dégâts occasionnés par les volailles. La fonction mellifère peut être un critère supplémentaire de choix des arbustes (aubépine, noisetier, sureau, cotoneaster, berberis, perowskia…) ;
-plantes annuelles hautes (maïs ou topinambours) ;
-plantes à intérêt nutritionnel (ortie, luzerne, trèfles).
► La présence d’un sol meuble et sec, de type sableux, est indispensable pour que les volailles puissent y creuser des nids, s’y ébrouer et débarrasser leur plumage des sécrétions cutanées séchées et des parasites externes.
►Ces espaces doivent être exposés une partie de la journée au soleil afin de bénéficier de l’action stérilisante des rayons ultraviolets.
Tiré de Santé animale et solutions alternatives, de Gilles Grosmond, Éditions France Agricole (présenté dans Biofil n° 87).