Tête d’assolement aux nombreuses vertus (lire aussi Biofil n°74), la luzerne est de plus en plus cultivée en système céréalier biologique. Néanmoins, pour que ses qualités de précédent jouent pleinement, plusieurs conditions sont à respecter.

La présence de la luzerne est possible dans de nombreux types de sols sous réserve qu’ils aient un pH égal ou supérieur à 6 voire 5,5 et qu’ils ne soient pas hydromorphes. Implantée en tête de rotation pour plusieurs années, la luzerne est un précédent exceptionnel : elle améliore notablement la structure du sol – ses racines descendraient selon certaines sources jusqu’à 2 voire 3 m -, réduit de façon sensible la présence des adventices grâce à la puissance de ses racines et l’abondance de sa biomasse ainsi qu’aux fauches répétées sans oublier la fourniture d’azote aux cultures suivantes. “On peut tabler sur 160 à 230 unités dans des conditions de sol et de climat moyens, indique Jean-Pierre Cohan, ingénieur Recherche & Développement en fertilisation chez Arvalis-Institut du Végétal. Cette libération d’azote va se poursuivre sur 1,5 à 2 ans environ car, au-delà, si l’azote continue d’être minéralisé, ses effets ne sont plus perceptibles de façon significative dans la plupart des cas."
Combien d’années la garder ?
Dans de nombreuses régions, la plupart des producteurs la maintiennent trois ans. (...)
Retrouvez l'intégralité de cet article en lisant Biofil n° 87.