Côté bio au Miffel, les troisièmes assises de l’oléiculture biologique ont rassemblé les acteurs de la filière le mercredi 24 – environ 120 personnes y assistaient. L’occasion de faire le point sur une filière en plein essor : en France, les surfaces atteignent 3 945 hectares, avec une augmentation de 37 % entre 2010 et 2011. Cela représente 7,9 % des surfaces totales cultivées en olivier en France à la fin 2011, contre 3,6 % en 2009.
La région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, première région productrice, cultive 2 392 hectares d’oliviers bio et conversion fin 2011, avec des surfaces en conversion qui concernent 65 % du verger oléicole régional.
Enjeu de taille pour l’avenir de l’oléiculture bio, le marché se développera-t-il suffisamment pour absorber sans problème les futurs volumes bio ? La production d’huile d’olive bio française représente, avec 250 tonnes environ par an, 2 % de la consommation annuelle hexagonale. Cependant, la concurrence est à nos portes, avec une production mondiale concentrée dans le bassin méditerranéen, notamment en Italie (139 675 hectares), Espagne, Grèce (ailleurs sur la planète, c’est en Tunisie, Argentine, Maroc, qu’on trouve des oliveraies bio). Au milieu de ces géants, le verger oléicole bio français représente 1 % du verger oléicole bio européen. (...)
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