
Très appréciés des consommateurs en raison de leurs propriétés nutritionnelles exceptionnelles, les légumes secs le sont aussi des producteurs pour leur bonne résistance à la sécheresse et leurs importantes restitutions azotées.
Bien que surtout cultivés dans les pays méditerranéens, les légumes secs sont adaptés à de nombreux terroirs, pour peu que le climat ne soit pas trop humide. Ainsi, en France, on les produit en bio tant au nord de la Loire (494 ha dans l’Yonne), qu’au sud (280 ha dans le Gers, 206 en Haute-Garonne) ou dans le centre-ouest (Charente- Maritime 243 ha, Vendée 199 ha). Sur les 3103 ha en bio et conversion recensés par l’Agence Bio en 2010 (1815 ha en 2007), la lentille et le pois chiche réunissent 93 % des surfaces, avec respectivement 2421 ha et 472 ha. Intéressants en diversification (1), les légumes secs attirent d’abord en raison de leurs atouts agronomiques.
La lentille
“La lentille verte convient très bien à nos sols argilocalcaires superficiels sur lesquels elle exprime aussi toutes ses qualités gustatives. Menée en sec, elle contribue à l’économie d’eau tout en fixant l’azote de l’air”, indique François Péloquin, céréalier bio à Villefagnan en Charente qui en cultive environ 6 ha par an depuis son installation en 1996...
Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil 81, Mars/avril 2012