Produire du maïs grain : culture maîtrisée, débouchés en hausse

Le 24/11/2011 à 12:09 par La Rédaction

Culture rustique, le maïs grain est présent dans les assolements de nombreux céréaliers bio, d’autant plus que ses débouchés sont croissants. Le 100 % bio obligatoire dès 2012 dans l’alimentation des monogastriques va booster les besoins en cette céréale.

Parcelles de maïs bio très propres dans la Sarthe au printemps 2011 : un résultat obtenu par plusieurs passages de herse étrille et de bineuses.

Longtemps décrié, car souvent associé à l’agriculture intensive, le maïs est pourtant considéré comme l’une des cultures les plus faciles à conduire en bio, pour peu que l’eau ne manque pas et que l’on dispose de matières organiques. La maîtrise du salissement, principal facteur limitant jusqu’au stade 8-10 feuilles, est en effet aujourd’hui facile – moyennant beaucoup de travail –, grâce au perfectionnement des outils de désherbage mécanique. Par ailleurs, la graine de maïs bio a retrouvé tout son intérêt économique – c’est aussi vrai en conversion – grâce à des prix redevenus attractifs par rapport aux campagnes précédentes, s’établissant pour 2010, selon notre enquête, dans une fourchette nationale allant de 300 à 385 euros la tonne départ ferme (acomptes et compléments de prix compris, hors majorations de stockage).

Une collecte dynamique

Aussi, depuis 2 ans, les surfaces sont en nette hausse, la collecte connait une croissance régulière, tout comme la demande (+ 190 % de hausse des volumes de 2004/05 à 2009/10, dont les 4/5e pour la fabrication d’aliments du bétail). “Le maïs représente environ 30 % de notre collecte totale, soit 3 000 tonnes environ, indique Carine Maret, directrice commerciale de l’Ufab. Les tonnages ont progressé de 35 % en 2 ans, en lien notamment avec la montée des conversions. Le maïs, autoconsommé à 100 % dans notre usine d’aliments du bétail, voit sa demande augmenter avec la progression du cheptel d’animaux bio.” À la Drômoise de Céréales, cette céréale représente aussi un tiers de la collecte, à égalité avec le blé, soit environ 3 000 tonnes par an en moyenne. “La production s’élève, grâce à la hausse des conversions mais aussi car le maïs offre des marges intéressantes et qu’il n’est pas soumis dans notre région à de fortes contraintes notamment au niveau de l’utilisation de l’eau ou de la pression des ravageurs”, explique Alain Dauffan, responsable commercial. Quant aux débouchés – l’alimentation animale pour la totalité –, ils sont stables voire en hausse, en raison de l’accroissement de la production de viande de volailles et d’oeufs. Basée à Janzé en Ille-et-Vilaine, la société Edou Breizh est un collecteur important de maïs (3 000 à 3 500 tonnes par an), qu’elle utilise surtout dans son usine d’aliments du bétail mais qu’elle revend aussi à d’autres fabricants. La céréale est achetée essentiellement en Vendée et dans les Deux-Sèvres,...

Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil n°78, septembre/octobre 2011.