Après cinq années d’études et d’enquêtes, une équipe de l’Inra d’Avignon vient de publier des résultats de recherche qui mettent en évidence les atouts de l’ arboriculture bio… et les difficultés auxquelles elle est confrontée, ouvrant ainsi de nombreuses pistes pour le verger durable de demain.
Le constat est clair : l’arboriculture bio produit des fruits aux grandes qualités nutritionnelles et gustatives, préserve les auxiliaires naturels du verger, la biodiversité, et les producteurs trouvent dans leur métier du sens, des valeurs et une plus grande satisfaction personnelle. Bref, l’arbo bio a de l’avenir. On s’en doutait un peu ! Oui, mais… “Nos résultats montrent aussi combien efficacité et écologie, ou qualité et quantité peuvent être en tension et nécessiter la recherche de compromis”, souligne l’équipe de l’Inra . Leurs études et enquêtes des cinq dernières années mettent en évidence ces tensions :
-Les stratégies de protection phytosanitaire utilisées par les bio favorisent les populations d’auxiliaires ainsi que la qualité de l’air et de l’eau (voir en encadré), mais ne permettent pas toujours un contrôle efficace des pucerons ;
-Les rendements sont le plus souvent inférieurs en bio par rapport au conventionnel, à cause d’une moindre vigueur des arbres et de dégâts supérieurs dus aux bioagresseurs, mais les qualités nutritionnelles et gustatives des fruits sont meilleures...
Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil 77, juillet/aout 2011