Lutte contre les pucerons : les voies à combiner pour limiter les attaques

Le 20/03/2011 à 19:19 par La Rédaction

Vedette des journées techniques de l’Itab à Angers en décembre, le puceron est l’un des ravageurs les plus redoutés en agriculture. Sur les 4000 espèces répertoriées dans le monde, 250 peuvent provoquer des dégâts importants. En bio, il est nécessaire de bien connaître son adversaire, pour contenir les attaques.

Les pucerons sont redoutés par toutes les plantes : ils n’épargnent aucune culture légumière en plein champ ou sous-abris et ce, du nord au sud.

“Le retrait de la roténone en 2009 a compliqué la lutte contre les pucerons en bio, admet Catherine Mazolier, du Grab d’Avignon. Il est important de combiner différentes techniques de lutte, et de faire preuve d’imagination…” Et de rappeler les bases de la bio, avec une stratégie sur plusieurs niveaux : d’abord à long terme, par le choix de l’assolement, des variétés et des pratiques culturales ; à moyen terme, par la conservation des antagonistes naturels et la biodiversité fonctionnelle (bandes florales, haies, prairies, jachère) ; et enfin à court terme, par des mesures directes localisées comme la lutte biologique (bactéries, virus, arthopodes), les phéromones et les méthodes physiques. L’usage curatif de fongicides et insecticides arrive à la rescousse si nécessaire. À condition qu’il en existe d’autorisés en bio et de surcroît efficaces. “La stratégie est donc complexe”, résume Catherine Mazolier...

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