Choisir une conversion partielle : le casse-tête de la mixité

Le 14/01/2011 à 12:21 par La Rédaction

La mixité fait parfois l’objet de nombreuses suspicions dans le milieu bio : craintes de fraudes, d’opportunisme financier… Pourtant, si elle pose certains problèmes réglementaires, elle peut s’avérer nécessaire pour certaines exploitations de grandes cultures.

“Dans un souci de cohérence, il est fortement recommandé et souhaitable que tous les ateliers d’une même ferme soient conduits selon les règles de l’agriculture bio”, écrit le Réseau Bio des Chambres d’Agriculture des Pays-de- la-Loire. Pourtant, la mixité bio/non bio est un phénomène courant qui concernait une exploitation sur six en 2008, avec une proportion plus élevée en fruits et grandes cultures (environ un quart). “La Picardie, avec environ 45 % d’exploitations mixtes et la Champagne-Ardenne avec 35 %, où les cultures industrielles sont importantes, ont une proportion de fermes mixtes supérieure à la moyenne nationale”, constate l’Agence Bio. Dans ces régions, la conversion partielle est souvent imposée par la présence historique d’un quota de betteraves sucrières sur les exploitations, qu’il est difficile d’abandonner...

Retrouvez l'intégralité de l'article dans Biofil 73, novembre/décembre 2010