Diversification / La chicorée : une histoire de famille

Le 30/08/2016 à 12:58 par La rédaction
La chicorée est très sensible au salissement : trois passages manuels de binette sont effectués, en complément d’autant de désherbages mécaniques. (© JM Poupeau)
La chicorée est très sensible au salissement : trois passages manuels de binette sont effectués, en complément d’autant de désherbages mécaniques. (© JM Poupeau)

Concentrée en Normandie et Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la production de chicorée à café est le fait d’une poignée de producteurs techniques et passionnés. François Desruelles est l’un d’entre eux, en bio depuis 23 ans dans le Pas-de-Calais.

La chicorée dite industrielle ou à café s’apparente à la betterave dont les racines sont minces et allongées. “Mon grand-père a initié cette culture en 1940, travaillant déjà pour le torréfacteur Leroux, relate François Desruelles. Puis mon père a pris le relais.” Lorsqu’il s’installe en 1988, le fils poursuit l’orientation familiale. “Outre une forte sensibilité pour l’environnement, c’est la demande de chicorée bio de l’entreprise qui m’a incité à me convertir en bio en 1993.” Enclavée dans la ville de Carvin, son exploitation compte 95 hectares. Elle produit des céréales et protéagineux (blé, épeautre, orge d’hiver, avoine et féverole de printemps) mais aussi des légumes industriels et de plein champ.
Aux côtés des pommes de terre (14 ha en 2015), oignons (2 ha), pois de conserve (3,5 ha) et carottes (0,5 ha), huit hectares sont réservés à la chicorée, vendue à l’acheteur historique.
Une terre fine
Deux contraintes majeures gouvernent la culture : elle doit être réservée aux sols indemnes de cailloux mais aussi à ceux dont la teneur en argile n’excède pas 20 %, sous peine de grosses difficultés de récolte. Ainsi, seuls les sols limoneux profonds à bonne réserve utile reçoivent de la chicorée, une fois tous les six ans, au sein de la rotation-type suivante : féverole de printemps – blé – chicorée - avoine de printemps – pommes de terre – blé.
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Jean-Martial Poupeau
Lire l’intégralité de cet article dans Biofil 106 (juillet-août 2016)